Dans l’éclat émeraude d’un été triomphant,
Elle danse, affranchie, sauvage et conquérante.
Sa robe est un jardin où s’entrelacent les fleurs,
Son corps, une symphonie de grâce et de chaleur.
Femme-été, ton souffle est le vent dans les branches,
Ta chevelure d’ébène sur l’air pur s’épanche.
Tu es l’incarnation de cette saison ardente,
Où la vie se déploie, luxuriante et puissante.
Tes bras ouverts embrassent l’abondance du monde,
Ta peau capte le soleil et sa lumière profonde.
Ton rire est le ruisseau qui chante entre les pierres,
Ton regard, le ciel bleu derrière le vert des lierres.
Tu es la plénitude, le zénith radieux,
Le courage de vivre grand sous l’œil des dieux.
Dans ton sillage s’épanouissent les rouges coquelicots,
Témoins flamboyants de ton âme en crescendo.
Ton corps se fait nature, ton âme liberté,
Tu célèbres l’union du ciel et de la terre enchantés.
Nul besoin de parure quand les fleurs te couronnent,
Nul besoin de mots quand ta présence rayonne.
Déesse de l’ardeur, prêtresse des saisons,
Tu nous rappelles que vivre n’est pas raison.
Ton essence est le feu, ta vérité l’audace,
Et dans ta danse d’été, le temps suspend sa trace.