Dans un tourbillon d’ocre, de pourpre et de feu,
Elle s’élance, sylphide entre terre et cieux.
Sa robe de feuilles danse au rythme du vent,
Son corps est l’automne, sauvage et émouvant.
Sa chevelure flamboie comme les érables,
Couronne de feu sur un visage ineffable.
Elle pirouette au cœur du temps qui s’effeuille,
Maîtresse des saisons que la nature accueille.
Ses bras déployés embrassent l’éphémère,
Célébrant la beauté de ce qui est précaire.
Dans son mouvement, elle accepte le déclin,
Transformant la perte en un ballet divin.
Femme-automne, tu nous enseignes la grâce
De lâcher prise quand l’été s’efface.
Tu incarnes cette force qui sait se dépouiller,
Cette audace sereine qui consent à muer.
Ta danse célèbre les cycles et le passage,
Tu es la gardienne du temps qui voyage.
Ton corps sculpté par les feuilles qui tombent
Est un hymne vibrant qui jamais ne succombe.
Souveraine des métamorphoses ardentes,
Tu règnes sur les forêts incandescentes.
Tu es l’âme vibrante de cette saison de feu,
Où la vie se retire pour renaître en d’autres lieux.